Sur le pont d'Avignon ou de Bénezet, on y danse

Publié le par JO

On y danse
Sur le pont d'Avignon, on y danse tous en rond...


     Tout de suite, après la gare d'Avignon, je me retrouve nez à nez avec une porte d'entrée de cette citadelle ou ce royaume des Papes... La grande rue est droite et droite. Il n'y a qu'à la suivre... et j'atterris à mon hôtel. Pourquoi je prends toujours des hôtels de la sncf et voyage à la carte qui me réserve la première nuit une affreuse surprise : une bonne et même un animal n'en voudrait peut être pas. Moquette tâchée, fenêtres dont la peinture s'émiette et s'émousse, la salle de bain dans un état lamentable.
Oui, pour l'hôtel Regina à Avignon, il ne faut pas prendre les chambres au 1er étage. Vous avez la turbine, un moteur bruyant qui tourne le jour et la nuit et vous avez vu sur rien à part le carré de bâtiment qui vous colle à deux mètres à la ronde. Donc pas de soleil, pas de lumière et l'impression d'être axphyxiée et en cage surtout.
Je me dis "fais un effort c'est pour 2 nuits seulement" et je me dis d'un autre côté "si tu as pu dormir dans un avion, tu peux le faire également". Puis, je me dis "le jour, tu es dehors alors qu'importe."

MAIS... JE N AI PAS PU FERMER OU PRESQUE L OEIL DE LA NUIT A L HOTEL...

La nuit, je me force à dormir malgré le bruit du moteur à réaction d'avion à deux mètres de ma fenêtre. Au petit jour, j'ai décidé d'écourter mon séjour et j'ai rangé toutes mes affaires.
Je prends le petit déjeuner puis indique ma décision à la dame de l'accueil qui m'indique : il suffisait de permuter votre chambre avec une autre. Vous pouvez essayer la 404. Je monte avec mes affaires à la 404 et miracle : c'est une chambre beaucoup plus confortable avec le minimum de propreté, d'ensoleillement, de calme parce que fenêtre double vitrage que je n'avais pas dans le trou à rat...

Ouf, je respire enfin ! On me sauve mon weekend et heureusement d'ailleurs.

JOUR 1

Je me dirige au Palais des papes et il y a une manifestation pour les femmes iraniennes, la liberté et contre la violence ou tueries là bas et j'y reste quelques instants le temps de voir des larmes et des cris du coeur couler...


J'ai pris la petite boîte musicale où il faut tourner la manivelle... et trois éventails sur la Provence le premier jour.
Direction le Palais des papes, magnifique palais à l'éxtérieur comme à l'intérieur... Il ne manquait plus que la tenue, les robes d'avant et les chevaliers et les ordres religieux et vous nagez dans ce monde... ensuite vient mon tour avec le train touristique qui me permet d'apercevoir mes futurs lieux à visiter et futures haltes...




Avant de me rendre au palais, un monsieur jouait du violon et il m'a donné la permission de le prendre en photo avec un sourire au coin...



Quelques orages depuis le tour de train, le ciel s'assombrit. Je quitte le train, prend une glace et il se met à pleuvoir. Je rejoinds pour une demi heure ma chambre, sacrée chambre et la quitte dès que le soleil revient pour le pont de Bénezet...

Pas mal pour un pont...

Avignon condense tout type de touristes, italiens, de l'Europe de l'est, japonais avec leurs ombrelles et chinois bien entendu... Pleins dans mon hôtel d'ailleurs.

Ils ont bien raison d'y venir vu le patrimoine culturel bien préservé et riche...

Jour numéro 2

Je prends le bus vers la Grande Poste à l'éntrée d'Avignon et il me mène jusqu'à la Chartreuse, à Villeneuve les Avignon puis je rejoinds à pied, le Fort Saint André que j'ai adoré faire sauf les donjons des tours que j'évitais aussi vite mais la vue et le panorama méritent le détour... et là aussi, on s'y croirait...

Puis, je voulais aller à la brocante le samedi qui dure jusque 14 heures. C'est ce que m'a dit la jardinière de l'abbaye dont les jardins et le bâtiment nous mettent à l'ombre des jeunes filles en fleurs, que j'ai accompagné jusqu'au centre ville pour chercher de quoi manger dans un restaurant tunisien... J'ai pris comme elle, un tajine poulet que j'ai dégusté près de la brocante, en face de l'office de tourisme de Villeneuve et sur le même banc où était assise une grand mère et où un chien blanc et mignou digne de Milou dans Tintin nous faisait et jetait un regard doux, plaintif et taquin pour avoir sa pitence...

je n'ai pas cédé cependant et c'est là qu'on s'est mise à parler jusqu'au moment où la grand mère s'est levée et m'a dit que la brocante était  finie... je me rendais donc à Avignon en ayant vu de loin cette brocante.
Il faut également souligner que c'était la première fois que j'assistais à une gay pride... c'était bien.

Puis, dimanche matin, avant de partir à 11 heures pour le train du retour, un saut dans les jardins au sommet des doms où on surplombe la ville. Ce jardin est sympa mais je ne le ferai pas une fois de plus.

Publié dans Voyages voyages

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